
"Les récentes déclarations du Ministre PS de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt, sur la nécessité de "déconstruire" la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles, ainsi que l'unité entre les Francophones, confirme ce que j'avais dit au sujet de sa politique, à savoir qu'il est le Ministre le plus dangereux qui ait eu en charge l'enseignement supérieur et universitaire," a déclaré ce dimanche Richard Miller.
"Son souci, ce ne sont ni les étudiants, ni les professeurs, ni les établissements, ni les sciences humaines, ni les sciences exactes, ni non plus la qualité d'enseignement, c'est le social-régionalisme wallon. C'est la légende d'une Wallonie qui, si elle était seule, repliée dans ses frontières, avec des citoyens porteurs d'une carte de parti en lieu et place d'une carte d'identité, irait beaucoup mieux et réussirait à surmonter toutes les difficultés," a ajouté le Député wallon MR.
Et de poursuivre:
"Or, le premier constat à faire, est que la régionalisation n'a encore, depuis ses quelques décennies d'existence, encore entraîné aucun résultat positif probant: c'est toujours un taux de chômage élevé, toujours des structures publiques coûteuses mais pas toujours efficaces, c'est toujours la dépendance financière vis-à-vis de la Flandre…"
"Alors quand le Vice-président, Ministre de l'Economie, des PME, du Commerce extérieur, des Technologies nouvelles et de l'Enseignement supérieur de Wallonie
déclare: 'régionalisons plus, replions nous davantage, et cela ira mieux,' c'est vraiment prendre les Wallons pour des crétins," a encore dénoncé Richard Miller.
"Pour ma part, je dis oui à la régionalisation de compétences nouvelles, telle que décidée par l'accord institutionnel, mais encore faut-il que ces compétences soient bien gérées. Prenons l'exemple du pouvoir fiscal : la Cour des comptes vient de montrer que la Région Wallonne n'était même pas capable de gérer convenablement la redevance radio-télé ! Citons aussi le logement social qui demeure un échec colossal, doublé d'aspects scandaleux…," a encore dit le Député MR.
"La régionalisation est certainement une solution aux difficultés structurelles de la Belgique, mais pas lorsqu'elle est mise au service d'une idéologie: elle doit être uniquement au service des habitants d'une Région," a-t-il ajouté.
Richard Miller remarque "qu'en plus M. Marcourt, toujours Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles (ne devrait-il pas être logique avec lui-même, et quitter l'Exécutif francophone ?), ose déclarer sans surprendre personne, qu'il est temps de réfléchir à l'avenir wallon car dans dix ans il n'y aura plus de transferts d'argent flamand ! Peut-on rappeler que le Parti socialiste est aux commandes de la Wallonie depuis des décennies, et en gère tous les rouages économiques, sociaux, éducatifs, culturels…"
Pour ce qui concerne Bruxelles, Richard Miller rappelle "qu'on peut lire dans la Libre Belgique, quelques pages après l'interview de M. Marcourt, les propos de M. Suinen, haut fonctionnaire socialiste, qui a en charge les exportations wallonnes. IL dit : 'Bruxelles est l'atout… La Fédération Wallonie-Bruxelles garde tout son sens.' Il faut donc conserver et développer toutes les complémentarités, dans l'intérêt de la Wallonie et celui de Bruxelles. Il ne faut donc pas, à l'instar de M. Marcourt, vouloir par exemple couper l'ULB des universités wallonnes."
"Mais à cet aspect 'économique,' il faut joindre aussi l'aspect communautaire : les Francophones sont déjà minoritaires dans notre pays, et M. Marcourt veut, lui, tronçonner davantage encore leur unité et leurs forces !!! Tout ceci n'est d'ailleurs pas sans lien avec les déclarations anti-européennes de M. Magnette, dont il faut relire le livre sur la nécessité de développer un socialisme nationaliste. On verra alors que sa sortie contre nos engagements européens ne sont pas qu'un simple dérapage verbal : les socialistes wallons savent que c'est en demeurant sur leur terrain qu'ils sont et entendent rester les plus forts. Ouvrir les fenêtres, faire entrer un peu d'air, est chose trop risquée. Cela pourrait donner des envies," a poursuivi le Député réformateur montois.
"La Fédération Wallonie-Bruxelles, dont l'organisation est effectivement un des grands débats immédiats pour les Wallons et pour les Bruxellois, doit être fondée sur deux piliers régionaux forts: Il ne s'agit donc pas de déconstruire pour ne laisser qu'un champ de ruines: il s'agit de vouloir une unité nouvelle, et de construire cette unité nouvelle, en décloisonnant des compétences, en désignant un certain nombre d'élus communs sur une circonscription unique Wallonie-Bruxelles, en définissant les dossiers communs et en leur apportant des réponses efficaces dans l'intérêt des habitants de Wallonie et de Bruxelles. Pas dans l'intérêt d'un parti," a conclu Richard Miller.



























