30.07.2012 Il y a : 2 yrs

Dans le cadre sa série estivale, La Libre Belgique révèle ce lundi un trait méconnu de la personnalité de la Ministre fédérale MR des PME, des Classes moyennes et de l'Agriculture:

Sabine Laruelle est une collectionneuse sentimentale de cailloux en tout genre, de bibelots ramassés à gauche ou à droite au hasard de ses périples. Derrière la très directe et parfois cassante ancienne patronne de la Fédération wallonne de l'agriculture se cache une âme un brin nostalgique. La preuve?

On lui avait demandé de choisir un seul objet et c'est un vrai grenier qu'elle étale sur son bureau de l'avenue de la Toison d'Or. Avec des yeux gourmands de petite fille qui joue au magasin et qui passe en revue ses trésors…
Et, dans tout ce fatras, on trouve un étrange et légèrement inquiétant masque d'animal acheté à la montagne lors de vacances en Suisse.

"Voilà mon masque de loup en bois. Ma famille et moi allons aux sports d'hiver en Suisse dans la région de Sion. A Evolène pour être exact, une station très familiale. Il y a dans ce village un carnaval traditionnel avec des masques faits en bois et peints. Traditionnellement, ces masques représentent des animaux mais tout change : maintenant, on y trouve même des masques de Dark Vador en bois réalisés selon les mêmes techniques… Et, il y a 6 ou 7 ans, j'ai commandé un masque en bois à un artisan du coin. On trouve deux grands types de costumes à ce carnaval : l'un est confectionné à partir de peau de mouton et l'autre est un costume fait de paille. Tous les deux sont assortis aux masques. Je précise tout de suite que je vais voir le carnaval mais que je n'y défile pas moi-même!", a expliqué Sabine Laruelle au quotidien.

En plus de ce masque de loup, Sabine Laruelle a acheté également à Evolène un masque de lynx. Mais les masques, elle en a aussi toute une ribambelle bien plus exotique que ceux importés des Alpes suisses:

"En fait, j'ai une petite collection de masques chez moi et ils ont tous une histoire. Par exemple, j'en ai ramené du Zaïre à l'époque où j'y ai séjourné. Ou encore d'Indonésie, d'Espagne, du Mexique…Au total, j'en ai une quinzaine en plâtre, en bois, en poterie… Mais ils ne sont pas tous portables ! Pour moi, ce sont de beaux objets traditionnels et mystérieux à la fois. Moi qui ne sais pas quoi faire de mes dix doigts, j'aime ce genre de travail."

A côté de ses masques, Sabine Laruelle reconnaît que, de manière générale, elle aime ramener de l'étranger des choses plus "nature" et toutes simples mais dont elle ne pourrait pas se défaire. Elle y projette aussi une certaine nostalgie:

"Regardez, j'ai aussi ce simple morceau de bois flotté trouvé dans la péninsule de Seattle, le long d'une plage déserte, il y a une quinzaine d'années. J'ai une affection charnelle pour tous ces objets. On me ramène des cailloux? Je suis contente… Mais je m'en sers à la maison comme égouttoir pour les savons. J'ai par exemple placé un gros silex dans ma cuisine dans ce but. Pourquoi conserver tout cela ? C'est sans doute lié à mon attachement à la terre, c'est mon côté pieds dans la glaise qui joue…Tout ceci est aussi lié à mes études d'ingénieur agronome, j'en ai gardé évidemment quelque chose. Pendant ces études, j'ai dû faire des herbiers, j'ai dû suivre des cours de minéralogie pour pouvoir dire d'où viennent les différents types de roches. Du coup, je ne peux plus traverser une région sans analyser la nature de la terre qu'on y trouve, ce qu'on peut y faire pousser et avec quelles difficultés."

C'est tout ? Non… Sabine Laruelle s'en voudrait de ne pas parler de ses dents de vaches africaines, de sa collection de petits personnages en bois acquis lors d'un voyage au Kirghizstan…

"Ces objets n'ont aucune valeur financière", ajoute-t-elle. "Ah, oui, j'ai aussi cette racine de lilas que Jacques Bredael m'a offerte à ArtisanArt, le bois a été travaillé par un artiste." L'ancien présentateur du JT de la RTBF est en effet commissaire général de cette exposition sur les techniques des différents métiers d'art et de bouche.

Ce n'est pas fini : " J'ai chez moi une étagère remplie d'objets hétéroclites comme un aréomètre pour mesurer le taux d'alcool, un objet hérité de mon grand-oncle qui était curé. Pour moi, tous ces objets ont une histoire."

Sabine Laruelle collectionne aussi les menus anciens imprimés à l'occasion de fêtes de mariage, de communions… " On pouvait avoir à cette époque des dizaines de plats !"


 
 
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