
Le jeudi 10 février, la Direction générale de l'opérateur ACTIRIS et le Ministre bruxellois de l'emploi, Benoît Cerexhe (cdH), ont présenté les grands axes stratégiques de la lutte pour l'emploi qui seront mis en œuvre lors des cinq prochaines années. Grosse ombre au tableau, pour ne pas dire fait rarissime, les membres du comité de gestion ont boycotté la manifestation au motif de ne pas avoir été associés au processus opérationnel.
"Le Ministre Benoît Cerexhe a raté son entrée en 2012 en réussissant l'exploit de fédérer contre lui les syndicats et le patronat", dénonce la Députée MR bruxelloise Françoise Schepmans.
"Après avoir favorisé des nominations partisanes au sommet de l'opérateur de l'emploi, voilà qu'il en sabote ouvertement la gestion paritaire ! Il y a un comité de gestion qui est chargé de définir la stratégie de l'opérateur et de négocier un contrat de gestion avec le gouvernement, ce processus est actuellement en cours… Dès lors, comment Benoît Cerexhe peut-il ergoter sur ce qui n'a pas encore défini, concerté et approuvé ? Pour masquer les chiffres désastreux de l'emploi, de la délocalisation périurbaine des entreprises et les taux de faillite, rien ne vaut une une énième opération de communication avec un un beau slogan marketing et ce, au détriment de l'ordonnance régissant les activités d'ACTIRIS", a-t-elle ajouté.
Pour rappel, l'opérateur de l'emploi ne possède toujours pas de nouveau contrat de gestion. Ce dernier aurait déjà du être négocié et conclu il y a plus de six mois.
"Le Ministre de l'Emploi nous avait déjà habitué avec ses tours de magie pour commenter les chiffres du chômage, serait-il désormais en train de jouer au médium avec le comité de gestion, jusqu'à en prédire son opinion ? Harry Oudini est parti, vive Harry Potter!," commente Françoise Schepmans.
"Il n'est certainement pas question que l'opposition MR soit mise fasse au fait accompli et nous n'accepterons pas d'acheter un chat dans un sac. C'est pourquoi j'ai déposé une interpellation au gouvernement pour obtenir des explications sur ce manque de respect du comité de gestion et cette façon très cavalière de gérer la politique de l'emploi," a-t-elle conclu.



























